La mise en place d’une filière à responsabilité élargie du producteur sur les emballages professionnels répond principalement à deux enjeux.
La
directive européenne 2018/852/CE rappelle que c’est généralement le producteur, et non le consommateur, qui choisit la quantité et le type d’emballages utilisés. C’est pourquoi elle encourage la mise en place d’un système,
qui favorise la réduction des déchets et améliore le taux recyclage des emballages.
En France une REP existe déjà – depuis 1993 – pour les emballages ménagers. La nouvelle REP vient donc compléter ce dispositif et faire en sorte que tous les emballages soient couverts, ménagers comme professionnels ; ceci est une obligation européenne et les Etats-membres avaient théoriquement jusqu’au 31 décembre 2024 pour mettre en place une REP complète sur l’ensemble des emballages.
Cet enjeu a été énoncé de longue date et il est très important pour tous les professionnels du secteur – détenteurs de déchets et prestataires de collecte – pour qui les déchets d’emballages professionnels sont générateurs de recettes et non de coûts.
Très concrètement, les détenteurs qui conditionnent leurs déchets de cartons ou de films plastiques en balles et qui bénéficient aujourd’hui d’un rachat matière ne devront pas être pénalisés par la REP des emballages professionnels : ainsi il ne faudrait pas revenir en arrière sur des pratiques « vertueuses ».