Comment la REP emballages professionnels d’articule-t-elle avec les systèmes de réemploi ?

26/01/2026
Longtemps en dehors du champ de la Responsabilité Elargie du Producteur (REP), les emballages professionnels disposeront d’une filière dédiée au 1er juillet 2026. Une évolution majeure pour les entreprises qui soulève toutefois de nombreuses questions. Dans cet article, nous faisons le point sur les enjeux et les règles à venir de la filière REP des emballages professionnelles. Le démarrage de la filière REP des emballages professionnels est prévu au 1er juillet 2026. Sans bouleverser fondamentalement les règles du réemploi, cette nouvelle filière s’inscrit dans un cadre réglementaire du réemploi déjà établi et devait contribuer par différents moyens à l’atteinte des objectifs de réemploi. Dans cet article, découvrez comment s’articule le REP des emballages professionnels autour du système de réemploi des emballages professionnels.

Des objectifs de réemploi maintenus et ciblé par type d’emballage

Les objectifs réglementaires de réemploi restent inchangés par rapport aux textes existant avant la mise en place de la REP :
Emballages concernés Objectif de réemploi Échéance Périmètre Texte de référence
Emballages réemployés mis sur le marché 10 % 2027 France Article D. 541-352 du Code de l’environnement
Emballages groupés sous forme de boîtes 10 % 2030 Union européenne Règlement (UE) 2025/40 – PPWR
Emballages de transport et de vente (palettes, caisses, bacs, fûts, bidons…) 40 % 2030 Union européenne Règlement (UE) 2025/40 – PPWR
Emballages de transport utilisés entre sites d’une même entreprise ou partenaires 100 % 2030 Union européenne Règlement (UE) 2025/40 – PPWR
Emballages de transport utilisés pour la livraison entre opérateurs économiques 100 % 2030 Union européenne Règlement (UE) 2025/40 – PPWR

Un financement dédié au réemploi des emballages professionnels

Le cahier des charges précise le rôle de l’éco-organisme dans le financement du réemploi des emballages collectés auprès des professionnels. Concrètement, l’éco-organisme doit prendre en charge, à la demande des professionnels, une partie des coûts liés à la gestion des emballages destinés au réemploi, via un contrat type. 

- Pour certains emballages (emballages ménagers collectés chez les professionnels, bacs gastronomes et fûts alimentaires), le soutien financier couvre les opérations de collecte jusqu’à un centre de massification, ainsi que le lavage, lorsque cela est nécessaire pour atteindre les objectifs fixés. Les montants proposés doivent être justifiés. En revanche, aucun soutien n’est versé si les recettes couvrent déjà les coûts.

- Pour les emballages ménagers, le niveau de soutien est aligné sur celui défini par l’éco-organisme agréé (ou l’organisme coordonnateur lorsqu’il y en a plusieurs).

- Pour les autres emballages professionnels, le financement porte d’abord sur les coûts de traçabilité des emballages réemployés.

Au plus tard le 1er juillet 2030, l’éco-organisme devra dresser un bilan des performances de réemploi et proposer, si nécessaire, des mesures correctrices (nouveaux soutiens financiers, modalités de contractualisation, barèmes), voire des actions complémentaires, afin d’atteindre les objectifs réglementaires.


Comme prévu à l’article L. 541-10-18 du Code de l’environnement, l’éco-organisme consacrera au moins 5 % du montant total des éco contributions pour soutenir le développement de solutions de réemploi des emballages professionnels.

De plus, il est prévu pour les emballages réemployés une dispense de contribution dès lors que :
1. L’emballage a contribué lors de sa première mise en marché auprès d’un éco organisme en France ;
2. Le producteur tient à la disposition de l’éco organisme les éléments attestant du caractère réemployé de ses emballages concernés ;
3. Le producteur communique chaque année les quantités d’emballages professionnels réemployés mis sur le marché

Une standardisation des emballages pour réemploi

Pour atteindre les objectifs de réemploi, la standardisation des emballages est identifiée comme un levier clé. Les éco organismes sont ainsi mandatés pour définir et développer une gamme d’emballages réemployables standardisés pour l’ensemble des secteurs. La restauration fait toutefois figure de secteur précurseur, notamment du fait de la mise en place anticipée de la REP restauration.

Les travaux relatifs à la définition de ces emballages standards réemployables seront menés au niveau de l’organisme coordonnateur.
Cette logique s’inspire de ce qui a déjà été mis en place pour les emballages ménagers en verre, comme les bouteilles en verre standardisées R-Cœur, interchangeables entre metteurs en marché et marquées « Réemployable ». Ce marquage guide le consommateur pour faciliter le retour, tout en permettant de mutualiser le lavage, réduire les distances de transport et, par conséquent, diminuer les coûts et l’impact environnemental.

La même approche est aujourd’hui appelée à être déployée pour les emballages professionnels, avec des formats et des usages adaptés à ces flux.
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